La licence MiCA de Binance fait l’objet de vives discussions dans toute l’Union européenne. En effet, Christine Lagarde serait intervenue directement dans ce dossier en Grèce.
Selon plusieurs rapports récents, la présidente de la BCE aurait contacté le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis. Ainsi, elle aurait recommandé le rejet de la demande déposée par l’entreprise. En outre, Christine Lagarde craint l’impact des stablecoins adossés au dollar sur l’économie européenne. De plus, ces actifs numériques pourraient menacer le futur projet d’euro numérique de la BCE. Par le passé, les autorités européennes ont déjà freiné des projets monétaires privés d’envergure. Par exemple, le projet Libra de Facebook avait suscité une opposition politique similaire en Europe.
Licence MiCA de Binance : l’intervention supposée de la BCE d’abord favorables
À l’origine, la Commission hellénique du marché des capitaux voyait ce dossier d’un œil favorable. En effet, les régulateurs grecs semblaient prêts à valider cette demande d’enregistrement.
De plus, l’obtention de ce sésame offrait un avantage stratégique majeur à l’entreprise. En effet, le cadre MiCA permet d’utiliser le mécanisme de passeport financier européen. Par conséquent, une seule autorisation suffit pour proposer des services dans toute l’Union européenne. Néanmoins, la pression politique subie a rapidement modifié l’évolution de ce dossier complexe.
Licence MiCA de Binance : un retrait stratégique en juin
Face à ces pressions, l’entreprise a finalement retiré sa demande officielle au mois de juin. Ainsi, la plateforme a préféré abandonner sa démarche avant toute décision formelle.
Pourtant, l’autorité financière grecque affirme avoir examiné ce dossier de manière totalement indépendante. De surcroît, ni la BCE ni les autorités grecques n’ont confirmé cette intervention. Par ailleurs, il faut rappeler que la délivrance des autorisations dépend des États membres. En effet, la BCE ne gère pas directement l’attribution de la licence MiCA de Binance.
Quelle stratégie pour l’Europe ?
Après l’abandon de sa demande en Grèce, la plateforme a dû réduire certains services. Par ailleurs, ce blocage rappelle les difficultés de la finance traditionnelle face au Web3.
Dans l’histoire financière récente, d’autres géants américains ont affronté de sévères barrières réglementaires. Par exemple, de nombreuses banques étrangères ont dû adapter leurs structures pour opérer en Europe. Désormais, le groupe cherche activement une autre juridiction accueillante au sein de l’Union. Ainsi, la plateforme tente d’obtenir la fameuse licence MiCA de Binance dans un autre Pays membre.





